12 juin 2008
Bienvenue dans le MeCommerce
A l’ère du Web 2.0, ce sont les consommateurs qui ont repris les rennes face aux communications institutionnelles des marques. Les marques prennent en compte cette nouvelle donne en passant d’une phase de communication à celle de l’engagement, du véritable échange avec ses consommateurs.
A ce titre, les réseaux sociaux où se forment et se regroupent les communautés, sont le lieu actuel sur Internet où les marques se doivent d’être présentes. Mais comme je le rappelais en introduction de cet article, le modèle publicitaire classique s’adapte mal aux réseaux sociaux. Les marques et les plateformes doivent donc trouver une nouvelle approche:
Les widgets, aujourd’hui, par leur caractère viral, sont un formidable moyen pour une marque de se promouvoir. Qu’ils soient ludiques ou fonctionnels, les widgets permettent aux marques d’être présentes avec un message différent auprès de ses consommateurs ou prospects, et également permettre à ces derniers de devenir des “influenceurs” en propageant le widget à leur communauté.
Aujourd’hui, le nombre d’inscrits à au moins un réseau social sur Internet est supérieur au nombres d’habitants aux États-Unis (soit plus de 350 millions). On peut sans conteste dire que l’explosion des réseaux sociaux est l’une des tendances fortes de ces derniers mois sur Internet.
Qu’ils s’appellent LinkedIn, MySpace, FaceBook ou encore Bebo, tous aujourd’hui doivent se poser la question : “What’s next ?“.
Les réseaux sociaux sont-ils un phénomène de mode et demain ne seront-ils pas remplacés par les réseaux sociaux de marques ou par les univers 3D ?
Quelle monétisation mettre en place, quand on sait que les formats publicitaires classiques ne fonctionnent que très peu, ou que les tentatives innovantes de FaceBook ont pour le moment fortement déçu la communauté des utilisateurs.
Trop de réseaux sociaux va-t-il tuer les réseaux sociaux ?
Le MeCommerce, ce terme est sans doute nouveau pour beaucoup d’entre vous. Vous direz qu’après le V-business, le Rich-commerce, le M-commerce ou encore le Social Shopping, voici encore un nouveau terme employé sur ce blog.
Et oui mais force est de constater que le MeCommerce est une véritable tendance sur les réseaux sociaux notamment. Ainsi, de la même façon que vous recommandez l’utilisation d’une application, l’écoute d’un artiste, un film à absolument voir, pourquoi ne pas faire du consommateur le premier ambassadeur de la marque ? Et même bien plus qu’un ambassadeur, car dans le MeCommerce, le consommateur devient lui-même un vendeur de la marque.
Ainsi, l’internaute peut mettre en avant sur sa page personnelle du réseau social les produits qu’il recommande à l’achat. Toute sa communauté est alors au courant, ce qui permet à une marque de promouvoir ses produits directement au cœur de la communauté en utilisant la voix de ses consommateurs. Le MeCommerce permet à une marque de développer sa boutique en ligne en dehors de son propre site (notamment grâce aux solutions de paiement qui peuvent être embarqués dans des solution MeCommerce).
source : Gregory Janssens
17 janvier 2008
Baromètre e-commerce 2007
L'ACSEL (Association pour le Commerce et les Services en Ligne) vient de publié le Bilan Annuel 2007 et le Bilan du 4ème trimestre.
De nombreuses informations sont disponibles :
- Données du Panel Acsel,
- Indicateur TPE / PME de Powerboutique,
- Le e-commerce française mesuré par le GIE Cartes Bancaires,
- L'internaute Acheteur par Médiamétrie,
- Baromètre des mots clés par Yahoo,
- Géoscope du e-commerce par Le Guide,
- Les achats C to C par Neteven,
- Tendances des services et contenus payant par Internet +,
- Indice de performance des sites par IP-Label,
Pour lire ce baromètre, cliquez ici :
27 novembre 2007
Cercle vertueux e-business
15 novembre 2007
Les 6 Facteurs clés de succès d’un site web
6 facteurs-clés de succès économique d’un site web qui devraient être toujours pris en compte lors de la conception d’un site web qui se respecte :
- Faculté d’attraction de visiteurs : acquérir des visiteur via les différents médias disponibles, faire venir les internautes sur le site > Pertinence du positionnement (référencement) du site, liens entrants, marque forte, notoriété de la marque, visibilité sur les sites sociaux, présence sur les carrefours d’audience, relais off/on …
- Faculté de collecte d’information : être capable de collecter des datas sur ces visiteurs, prospects, les exploiter et les analyser pour optimiser ses campagnes et son expérience utilisateur > Formulaire, adserving, web analytics, CRM/datamining, carte de fidélité …
- Expérience utilisateur : facteur trop souvent négligé, l’expérience utilisateur reste à mon sens la meilleure facon de fidéliser un visiteur > Ergonomie, RIA, fonctionnalités diverses facilitant la navigation, widget à valeur ajoutée, funnel d’achat simplifié et intuitif….
- Faculté de monétisation externe : la transformation d’un trafic en euros s’applique surtout aux marchands B2C/B2B mais un site corporate peu également y être confronté. En gros il faut pouvoir faire vendre. > liens sponsorisés (
trèstrop cher), landing page optimisées, affiliation et animation de son réseau d’affiliés, (assez pertinent si on sait animer son réseau), pub (basique incontournable), boutique dédiée, e-mailing (toujours très efficace), jeu concours…. - Faculté de monétisation interne : Facilité sur le site la trasnformation en réduisant les clics nécessaire spoiur le passage à l’acte. Souvent cela est lié à l’expérience utilisateur > Merchandisation du site et de la home page, cross/up selling, visibilité du panier, achat en 1 clic, zone de ventes flash, facilités de paiement, garanties…
- Faculté de buzz : assurer la « buzzabilité » du site > Eléments viraux plus évolués que le « envoyez à un ami », présence active dans les réseaux sociaux, contenus suceptibles d’être diffusés par les utilisateurs, exploitation de vidéos, module de recommandation de produits à disposition des utilisateurs, user genrated content…
Tag : Marketing stratégique, site internet, B2C, B2B, emailing, cross selling, pages vues, affiliation, fidélisation, clients, prospects, networking, liens sponsorisés, jeu-concours
29 juin 2007
Des M&M's personnalisées pour les grands événements
Pour la St Valentin, ou pour toute autre grande occasion, on peut acheter en ligne des m&m's personnalisées (couleur et textes) et les offrir dans des sachets individuels de 40 g (15 pour 37,50 €) ou des étuis classiques de 170 g (32 € les 4).
http://www.mymms.fr/home/accueil.html
Decryptage :
C'est un peu cher (47 € le kg) mais certainement justifié par les frais de personnalisation.
C'est une idée magnifique permettant d'associer la marque à des événements exceptionnels de la vie et donc de lui donner une dimension émotionnelle, facteur durable de fidélisation.
Explosion des jeux sur internet
Selon Concoursmania, société spécialisée dans l'organisation de jeux sur internet, 10 500 jeux de ce type auraient été organisés en 2006, à comparer à un chiffre de 4000 jeux courrier, SMS ou téléphoniques.
Le phénomène un peu balbutiant jusqu'en 2002, explose depuis 2005 et concerne pratiquement tous les secteurs économiques.
L'intérêt des jeux on-line est leur faible coût (hors dotation), la mesure de leur efficacité en temps réel, la possibilité d'alimenter une base de données.
Leur efficacité tient avant tout à leur communication on et off-line. Mais aussi à la qualité des lots.
Concoursmania donne ainsi une hiérarchie intéressante des lots les plus efficaces (source concours.fr - juillet 2006).
| Top 12 des lots les plus efficaces | |||||
| voyages | 18 | week-ends | 10 | appareils numériques | 5 |
| hi-fi | 15 | maison | 7 | informatique | 4 |
| argent | 13 | culture | 6 | jeux | 4 |
| luxe | 11 | mode | 5 | gastronomie | 2 |
Décryptage :
Cette analyse confirme ce que tous les professionnels de la promotion ont maintenant bien compris. Internet est devenu un support incontournable de la technique de jeu. Tout jeu gratuit d'une envergure moyenne se doit aujourd'hui d'être présent sur le net. Mais attention, internet constitue avant tout un canal de participation. Pour optimiser ses résultats, l'opération doit être largement communiquée sur les supports de communication classiques, par exemple : pack (produits PGC), presse, MD (services), ISA, PLV.
La hiérarchie des lots doit par ailleurs être interprétée en fonction de l'objectif du jeu. S'il s'agit d'optimiser la participation de cibles technophiles et opportunistes, la hiérarchie ci-dessus s'impose. Mais s'il s'agit d'enrichir le territoire de communication de la marque, en s'appuyant notamment sur une communication off-line puissante, cette hiérarchie devra être pondérée par les rérentiels d'image de la marque.
source : http://www.cles-promo.com/dossiers/default.html
30 janvier 2007
Danoneetvous remplace Danoé
Danone affirme son discours sur la santé en reliftant son programme relationnel pionnier Danoé.
Rebaptisé Danonetvous, ce programme est articulé autour d'un magazine de 28 pages, de plus petit format et paraissant trois fois au lieu de quatre.
Il devrait être adressé à 4 millions de foyers et devrait être personnalisé en fonction des centres d'intérêt santé de la cible.
Une innovation : un guide annuel alimentation santé, plus institutionnel que le magazine.
Le programme e t relayé sur Internet avec le site www.danoneetvous.com qui remplace danoneconseils.
Le programme de bons de réduction est étoffé et diversifié avec des "offres découvertes" pour découvrir tous les produits "idées nouvelles", des "sélection de saison" et enfin "des réductions à la carte" (sélection sur questionnaire ou internet avec insertion dans le prochain magazine).
S'y ajoute un carnet "Bienvenue", avec infos sur des produits classiques (plus de 9 €)
Décryptage :
Il était temps que Danone modifie son programme, un brin routinier, et qui n'avait pas changé malgré le recentrage sur les trois marques Danone, Lu et Evian. Ce changement a été réalisé par une nouvelle agence EuroRSCG 4 D qui a pris la succession de l'agence historique Wunderman. Le positionnement santé plus affirmé capitalise mieux sur l'image du groupe et est sans doute plus différenciant. La création d'un guide semble plutôt une bonne idée, en approfondissement le thème santé et en cassant le rythme trimestriel de Danoé. Bonne idée également d'adapter le magazine aux centres d'intérêt santé.
A noter que Danone s'intéresse beaucoup aux habitudes de fréquentation du hard-discount.
Le programme de bons de réductions semble un peu boosté (peut-être en raison de la période de lancement). Il ne concerne plus exclusivement les nouveautés et est même partiellement adaptable à la demande. Les distinctions faites entre différents types de bons de réductions sont sans doute un peu trop complexes.
En résumé, il s'agit d'un programme mieux positionné et plus souple et donc sans doute plus rentable.
Ricard lance un magazine
Ricard crée un club (sans utiliser le mot) articulé autour de trois éléments:
- un magazine trimestriel
- des bons de réduction
- l'accès à une boutique d'objets exclusifs
A noter une originalité technique : les points permettant d'accéder à la boutique sont obtenus et cumulés simplement en utilisant les bons de réduction envoyés avec le magazine
L'adhésion au programme peut se faire par courrier en utilisant la collerette ou des leaflets distribués lors d'animations de vente, par service audiotel ou par internet.
Les renseignements demandés sont limités à l'adresse, la date de naissance,la consommation annuelle de pastis et de Ricard et le magasin habituel.
Décryptage :
La marque Ricard nous apparaît comme très légitime dans cette démarche d'entretien de sa relation avec ses consommateurs. La boutique, avec des objets très attractifs créés par des designers, occupe une place importante dans le dispositif. Ils ancrent la marque dans le quotidien.
Les cartes de fidélité deviennent incontournables
4 % des femmes possèdent au moins une carte de fidélité. 16 % y sont donc réfractaires surtout pour des raisons de choix personnel : ne pas se sentir obligé d'acheter.
Les détentrices en possèdent 3,7 en moyenne et les utilisent souvent pour 87% d'entre elles.
Les raisons qui incitent à prendre une carte sont les suivantes :
- 90 % : bénéficier de promotions ou de réductions intéressantes dans ce magasin
- 80 % : fait beaucoup d'achats dans ce magasin
- 74 % : bénéficier de certains cadeaux
- 55 % bénéficier de certains services
- 32 % être reconnue ou vous sentir privilégiée
Les bénéfices concrets semblent donc être privilégiés par rapport aux bénéfices "relationnels"
Le système semble incitatif puisque :
- 55 % des porteuses se disent prêtes à aller systématiquement dans le même point de vente
- 38 % à venir plus souvent y faire leurs courses
- 18 % à y acheter plus de produits
Enfin, le principe ne semble pas poser de problèmes de compréhension : 94 % estiment le fonctionnement et le système de récompense facile à comprendre.
Décryptage
:
Tout-est-il donc pour le mieux dans le monde des cartes de fidélité ? On pourrait le croire mais ceci ne nous semble pas aussi simple. D'abord, parce que les cartes de fidélité semble ne pas avoir rempli leur vocation d'origine à savoir
vraiment fidéliser le client. Les études montent en effet que le nombre moyen de magasin fréquenté reste toujours voisin de 3, malgré la
généralisation des cartes depuis quelques années.
Les cartes semblent être plus des "cartes de rétention", permettant de retenir les acheteuses et non de les fidéliser par l'établissement d'une relation plus satisfaisante. Les acheteuses sont alors très opportunistes, exploitant au mieux les avantages offerts par plusieurs enseignes mises en concurrence. D'autant qu'elles ont le sentiment que les prix ayant augmenté, elles ne font que bénéficier de contreparties à cette augmentation.
Le système est par ailleurs perçu comme facile à comprendre. Nous sommes d'accord : le système de fidélisation, notamment par obtention de points est entré dans les moeurs. Mais ce qui reste complexe c'est l'arbitrage que doit faire chaque shopper placé dans une situation concurrentielle, arbitrage entre avantages immédiats ou différés, entre ristournes ou cadeaux, sachant que chaque enseigne propose des actions d'intensités variables.
Sun s'engage sur les économies durables
Sun crée un site internet spécifique visant à montrer en quoi le lavage vaisselle en machine contribue à la fois à préserver l'environnement mais aussi à réaliser des économies durables : économies d'eau, d'électricité, de produit, d'emballage, d'argent et de temps.
L'existence du site est notamment communiqué par une offre promotionnelle on-pack : 167 € à gagner,
soit l'équivalent des économies annuelles d'eau et d'électricité.
Decryptage :
L'internet est remarquablement bien utilisé pour soutenir un discours de marque pertinent et dans l'air du temps. Sun, leader du marché, s'approprie donc une argumentation, certes valable également pour l'ensemble du marché. La promotion est en outre très bien exploitée pour mettre en valeur le montant d'économies réalisé en une année, qui est effectivement assez spectaculaire.



