03 mars 2009
Linkbait & linkbaiting : une tentative de traduction
Voici retranscris l'excellent billet de Jean-Marie Le Ray, sur une notion émergante : Le linkbaiting
En réponse à un précédent billet, l'un des trop rares commentateurs de cet extraordinaire blog me disait ceci : « Nous sommes au moins 2 (à te lire...) ! Excellent groupe d'articles JM. Ils constituent un bon exemple de LinkBait ».
J'avoue que je ne connaissais pas ce terme, aussi ai-je décidé de m'y intéresser, en irréfrénable curieux que je suis (ce qui est d'ailleurs une qualité pour un traducteur).
Comme le souligne Bill Hartzer dans son article, même si le terme est plutôt récent, le concept qui se cache derrière est aussi vieux que l'Internet (Although the term "link bait" is fairly new, the entire concept of link bait has been around as long as the internet itself).
Voyons d'abord ce qu'on trouve sur le Web à propos de bait et de baiting. Parmi de multiples définitions possibles, il convient d'isoler celles qui ont un lien (puisqu'on en parle !) avec notre sujet :
Le "bait", c'est l'appât dont se servent les pêcheurs pour ferrer le poisson. Un concept qui prend une connotation négative appliqué à la publicité, puisque le "bait advertising" est une pratique à la limite de la légalité, qui consiste à appâter le client par des prix exceptionnellement bas, qui cassent le marché pour tout dire ;
Le "baiting", c'est l'acte de provoquer les internautes par la polémique ou autre, en cherchant à susciter une réponse embarrassante de la cible et à déclencher le rire ou l'amusement chez les autres.
Donc à première vue, les notions de "link bait" et de "link baiting" (volontiers contractés par les anglophones en "linkbait" et "linkbaiting") seraient plutôt négatives si l'on s'en réfère à ce qui précède. Or il n'en est rien, puisque le sens désormais associé à ces termes semble franchement positif, dont l'émergence remonte à la fin du mois de janvier, voilà à peine 15 jours (même si on trouve certains signes avant-coureurs dès novembre 2005, voir entre autres ici, ici ou là) !
Maintenant, pour transposer l'idée en français, la métaphore toute trouvée est celle de la pêche à la ligne (hameçonnage serait plus correct mais le terme est déjà pris pour traduire "phishing"), où la ligne c'est le lien, où le blogueur tient le rôle du pêcheur, où l'hameçon c'est l'accroche (le hook), et où les gentils poissons sont tous ceux qui auront l'amabilité de mettre spontanément un lien vers votre blog, sans que vous ayez l'air de le leur demander (même si l'intention avouée est celle-là) !
Attrape-liens ou appâte-liens, j'aurais tendance à traduire le link bait et le link baiting par la « pêche au lien » (ou « pêche aux liens », puisqu'on en veut plusieurs, hein, si possible !). Il ne nous reste plus qu'à voir par l'exemple l'art et la manière de pratiquer ce nouveau sport.
* * *
L'analogie avec le sport n'est pas gratuite, le sport nécessitant par définition de l'endurance et de la technique. Le talent peut être inné, il n'en demeure pas moins qu'il faut le nourrir et le cultiver !
Concrètement, ça consiste à créer chez vos lecteurs ou vos visiteurs d'un instant l'envie irrépressible de faire un lien vers votre blog, votre site, vers un article ou une idée en particulier. Les anglo-saxons, qui sont toujours premiers lorsqu'il s'agit de créer une mode ou un mouvement sur Internet, ont déjà défini les contours de la technique pour créer des liens entrants (ces fameux liens naturels ou organiques chers aux référenceurs) sans en avoir l'air, et distinguent plusieurs manières de le faire :
sur le mode amusant (en jouant sur le pouvoir d'attraction du divertissement ou de l'humour) - funny
sur le mode polémique (les sujets qui fâchent exercent forcément de l'attrait auprès de ceux qui se sentent concernés par le sujet, en pour ou en contre) - controversial, contrary hooks, attack hooks
sur le mode informationnel (informer, apprendre, serrer l'actualité au plus près, dénicher le scoop, etc.) - informative, news hooks
sur le mode créatif (mettre en ligne la nouveauté, inventer un concours, mettre un prix en jeu en payant de sa poche, etc.) - creative
sur le mode utile (offrir un outil innovant, proposer des liens qui sortent de l'ordinaire, etc.) - resource hooks
Dans une étude de cas détaillée, Loren Baker nous explique la genèse de son idée de prix pour les blogs dédiés aux moteurs de recherche (reprise et réaménagée chez nous par Abondance), qui a permis de générer la bagatelle de 1 960 rétroliens sur Yahoo !
Et de conclure, avec le pragmatisme habituel des anglo-saxons :
« J'ai travaillé 4 heures à la création du concours ; si le coût estimé des liens organiques en référencement est de 100 $ l'unité, je peux évaluer la valeur des liens obtenus à 196 000 $ ; qui plus est, même en ne gardant que 10% comme pourcentage de liens de qualité, ça me donne encore 196 excellents liens que je n'avais pas auparavant ; c'est effectivement une bonne idée... »
15 novembre 2005
ARTICLE DU JOURNAL DU NET - 15/11/05
Eurolines change de braquet sur la vente en ligne
L'autocariste
génére 3 millions d'euros de chiffres d'affaires en ligne. Mais un
positionnement low cost et un programme d'affiliation devrait pouvoir
dynamiser ses ventes en ligne.
15 novembre 2005 Avec un premier site ouvert dès 1998 et la réservation en ligne de billets proposée en juillet de l'année suivante, Eurolines compte parmi les pionniers du transport touristique en ligne. Toutefois, la société a décidé de passer à la vitesse supérieure au-delà d'une simple présence sur Internet, et d'axer sa stratégie en ligne sur la commercialisation de billets. "Le chiffre d'affaires via notre site Web a été multiplié par 30 entre 2000 et 2005, générant 3 millions d'euros, soit entre 11 et 12 % des ventes réalisées en direct", affirme Olivier Luet, responsable marketing et Internet.
Pour accélérer cette progression du canal Internet au cœur des ventes, une refonte du site et un changement de positionnement en ligne ont été réalisés au printemps dernier. "Internet constitue un merveilleux canal de vente pour Eurolines, mais cet outil marketing n'était pas utilisé à 100 % de ses possibilités" explique le responsable marketing et Internet. C'est pourquoi en mai dernier une version 3 a remplacé celle lancée en août 2002, afin de transformer le site en une véritable agence en ligne, ainsi que l'affirme la nouvelle signature du site. D'un site généraliste, mélangeant informations sur la société, conseils pratiques sur les destinations touristiques desservies et réservation en ligne, eurolines.fr se structure dorénavant principalement autour des offres commerciales.
Des promotions et un top 10 des
destinations sont proposés en page d'accueil, pour assurer une
animation événementielle des offres et pour mettre en avant des prix
bon marché. "Eurolines est par nature un acteur low cost, du fait d'un
coût de structures moindre que pour les compagnies aériennes. Le yield
management participe également à notre positionnement low cost" précise
Olivier Luet. De même que les bonnes affaires.
D'autre part, une
rubrique à destination des jeunes de moins de 26 ans a été créée pour
rassembler des offres adaptées à ce profil. Courant 2006, Eurolines
devrait également ouvrir une rubrique pour les seniors et par pays de
destination. "Nous souhaitons proposer des lectures différentes des
voyages en fonction des profils" explique Olivier Luet. Cette
segmentation apportera également en retour à la société des
informations qualitatives qui pourront compléter les données
quantitatives brutes recueillies dans les bases de données.
| L'affiliation a généré 50.000 euros sur quatre mois |
Pour épauler ce nouvel espace dédié à
la vente en ligne, Eurolines a choisi de se lancer dans l'affiliation,
moins chère que la publicité en ligne. "Nous avons mis en œuvre deux
programmes d'affiliation au travers desquels nous avons pu rassembler
400 affiliés. En 5 mois, nous avons réalisé 50.000 euros de chiffre
d'affaires auprès de notre réseau." Olivier Luet compte également sur
le succès du programme de fidélisation qui devrait être prochainement
relancé une fois résolu des problèmes techniques. "Sur les 15 jours où
ce programme de fidélisation en ligne a été ouvert, nous avons
enregistré 500 inscrits" confie Olivier Luet qui espère pouvoir
relancer cette offre dès janvier 2006.
Suite à cette refonte
et à ce dispositif, les résultats ne se sont pas fait attendre. Les
taux de progression du site sont de l'ordre de 60 à 80 % par mois avec
un pic à 92 % en juin dernier, enregistrant plus de 2 millions de pages
vues et environ 120.000 visiteurs uniques mensuels. Le dossier moyen
vendu en ligne progresse également de 127 à 137 euros sur un an en
haute saison (juillet 2005) et de 80 à 90 euros sur un an en basse
saison (octobre 2005). Eurolines diffuse également sa newsletter auprès
d'environ 15.000 inscrits.
Même si la priorité stratégique de la
société porte en premier lieu sur les investissements dans les cars,
les résultats du site ont permis à Internet de devenir un canal de
distribution à part entière. En termes de ventes, le site Web
représente aujourd'hui le deuxième bureau de la société, sur les 22
agences qui proposent Eurolines en France. Mais son chiffre d'affaires
est redistribué aux agences en fonction de la provenance géographique
des clients internautes pour éviter toute malentendu au sein du réseau.
Solveig Emerard-Jammes - Copyright 2002 Benchmark Group - 4, rue Diderot 92156 Suresnes Cedex, FRANCE
Olivier LUET,marketing stratégique, marketing opérationnel, stratégie Internet, affiliation, marketing on-line
24 juillet 2005
MA PARTICIPATION A NEWROPEANS
Les Grands Prix Newropeans 2004 ont été remis Vendredi 22 Octobre à Paris à 11 organisations et personnalités européennes pour leur action particulière en matière de démocratisation de l'Union Européenne.
C'est la deuxième édition de ce prix unique en Europe qui permet à un jury de 500 représentants de la société civile des 25 pays de l'UE de voter par Internet, grâce au soutien technologique de la société Election-Europe.com, pour élire les vainqueurs de cette compétition.
Grands Prix Newropeans 2004 : quand les citoyens récompensent les vrais artisans de la démocratisation de l’Europe
Olivier LUET,marketing stratégique, marketing opérationnel, stratégie Internet, affiliation, marketing on-line


